Un safari au Kaokoland est le voyage le moins conventionnel que propose la Namibie. Cet itinéraire ne comporte ni dunes à gravir ni points d’eau d’Etosha ; vous passez trois nuits au Damaraland, où rhinocéros noirs et éléphants parcourent sans clôtures des terres communautaires ouvertes, et trois sur le fleuve Kunene, au Kaokoland, l’extrême nord-ouest du pays, à la frontière angolaise. Les petits avions font le plus dur, transformant ce qui serait de longues journées cahoteuses sur des pistes isolées en vols d’une heure ou deux.
Il s’adresse à ceux qui s’intéressent à la manière dont fonctionne la conservation, et pas seulement à ce qu’ils voient. Le pistage du rhinocéros s’inscrit ici dans un travail de suivi mené avec des pisteurs issus des communautés locales ; les sorties à la recherche des éléphants suivent des lits de rivières asséchés que ces troupeaux empruntent depuis des générations ; et les rencontres avec des familles OvaHimba ne se font que par l’intermédiaire d’une communauté qui fixe ses propres conditions. Dans ce pays aride, la faune est clairsemée et jamais assurée, et c’est précisément pour cela que chaque rencontre a autant de poids.
Les atouts de cet itinéraire
Le Damaraland vient en premier, car le pistage du rhinocéros et les sorties à la recherche des éléphants demandent un rythme posé, et trois nuits laissent la place à une seconde tentative si la première matinée reste vaine. Un petit avion vous emmène ensuite vers le nord jusqu’au Kunene en environ une heure et demie ; par la route, le même trajet représente une longue et rude journée, et davantage pour atteindre les vallées de l’ouest, à travers une région où les secours sont loin. Trois nuits sur le fleuve vous offrent une journée pour la rencontre communautaire et le fleuve, une pour les vallées, et une marge pour la chaleur et le rythme plus lent de l’extrême nord. Le vol retour vers Windhoek dure environ trois heures avec une escale de ravitaillement : réservez un vol retour en soirée.